Notre permanence
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Aussi bien  à la sortie de l’école maternelle que devant l’école Paul Bert, les parents nous écoutent avec attention et intérêt.
Malgré le temps qui leur est compté, car les enfants sont impatients de rentrer chez eux, nous avons le temps d’exposer nos points de vue, d’écouter leurs questions.

Les plus nombreuses concernent la cantine, le centre aéré, les déplacements, le sport.

Des réponses à mettre en œuvre au plus tôt  sont proposées et reçues avec satisfaction :

-tarifs de cantine selon les ressources de la famille.
-réorganisation du temps du repas et de l’après repas.
-rénovation  urgente du château Vargoz
-ramassage scolaire
-mise en place d’une structure passerelle pour les enfants de 2 à 3 ans afin de libérer des places en crèche….

Nous les invitons à venir nous rencontrer à la permanence quand ils seront plus disponibles.

Prochainement, nous irons à la rencontre des parents d’élèves de l’école Jules Ferry.
Le Rendez-vous  était à 14 heures devant  chez J., à l’heure dite, tout le monde était là, même le docteur.

    A chaque fois, je m’émerveille devant sa ponctualité, et  je me demande comment fait-t-il ?  Le matin, on m’avait dit qu’on l’avait vu dans le village historique, il a fait  la sortie de l’école …

mange-t-il ?
Dort-t-il ?
N’a- t -il pas un frère jumeau ?

    J’étais particulièrement guillerette, car il faisait très beau. Mon dernier porte à porte avait été particulièrement arrosé, mon parapluie n’avait pas résisté aux bourrasques de vent et de pluie et j’avais dû battre en retraite, rentrant dans mes pénates, toute dégoulinante, avec uniquement les dents de sèches.
Aussi, le soleil aidant, c’est le cœur joyeux et l’humeur badine que je participais à ce porte à porte. De plus, le quartier étant un vaste chantier, je m’étais dit que le travail serait facile. Je ne me doutais pas de l’après midi épique que j’allais vivre.
Il faut vous dire qu’aux « Terrasses » nous n’avons pas eu droit au tapis rouge, mais pour accéder à certaines maisons,  il nous a  fallu traverser des marigots, des cloaques, des ponts en planches, des palettes et toutes sortes d’objets  non identifiables. Mais quel enthousiasme, et quelle chaleur, une fois la porte  atteinte.
    Ce quartier est majoritairement habité par des personnes jeunes, installés tout récemment.
Certains, ne pourront pas voter en mars, (pour cause de délai de résidence trop court : la législation impose 6 mois). Pourtant, nous avons été  très bien accueillis, souvent avec chaleur, partout avec une qualité d’écoute encourageante.

Cet après- midi a été enrichissant et très formateur pour moi.

Je pensais que les habitants de ce quartier, seraient plus préoccupés par leur installation, et qu’ils ne se soucieraient guère de la gestion de la  commune. C’était faux.
Ils nous ont parlé...
Certains, bien informés, nous ont dit leur déception de ne pas bénéficier de l’exonération, pendant deux ans de la taxe foncière, pratiquée dans la plupart des autres communes. Je croyais que pour les équipements, ces nouveaux quartiers étaient des privilégiés, encore une idée fausse : j’ai découvert que certains attendent, depuis un an,  le téléphone FIXE ; Oui j’ai rencontré  des FRUSTRES DU BLOG , ILS N’ONT PAS INTERNET,  vous vous rendez compte : ILS NE CONNAISSENT PAS S.O.S. !!!
Heureusement, ils ont des portables et ils reçoivent nos plaquettes et nos tracts dans leurs boîtes aux lettres.

    Ils ont apprécié cependant que nous venions les rencontrer chez eux, et nous ont ouvert tout grand  leurs cœurs et leurs maisons. Certains, même, nous ont demandé s’ils pouvaient intégrer un groupe de travail et nous avons pris leur numéro de téléphone. Et de retour à mon domicile, à la question de mon mari : Alors ! Comment cela s’est il passé ? Ma réponse a été : J’ai passé un merveilleux après-midi.

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