Frédéric Lacas, vous vous présentez aux élections municipales à Sérignan. Peut-on en savoir un peu plus sur vous : qui vous êtes, votre parcours, vos motivations
?
Bien sûr. Je suis médecin généraliste, responsable du tour de garde du secteur (n°21) et conseiller suppléant au conseil de l’ordre des médecins de l’Hérault.
Je suis né en 1959 à Montpellier et j’ai fait toute ma scolarité sur le Biterrois : la maternelle à Ernest Renan, le primaire à l’école Paul Riquet, le collège à Servian, le secondaire au Lycée
Henri IV de Béziers.
Je suis diplômé de la faculté de Médecine de Montpellier. J’ai par ailleurs un diplôme d’ostéopathie et d’auriculothérapie.
Sérignan est une commune avec des familles historiques, mais aussi avec de plus en plus de nouveaux arrivants qui font partie intégrante de la vie du village. Vous-même habitez-vous
Sérignan ?
J’habite à Sérignan depuis Avril 1989 date de mon installation comme médecin généraliste.
Quels sont vos loisirs?
La lecture, plutôt des textes « utiles » philosophiques et sociologiques. Mes auteurs préférés sont des philosophes (Sénèque, Voltaire, Michel Onfray…), des humoristes (Pierre Desproges), des
sociologues (Jacques Salomé), des auteurs à la mode (Polo Coelho, Bernard Weber, Marc Lévy…) et Antoine de Saint Exupéry.
J’apprécie également la musique classique (Mozart, Bach…), Les chanteurs tels que Brel, Brassens, Barbara, et d’autres plus modernes tels que Raphaêl ou Benabar…
La nature : mer et campagne. La musique. Le jardinage si j’ai le temps, c'est-à-dire en ce moment pas trop !...
Avez-vous des enfants ?
J’ai trois enfants : Fabien (né en 1989), Anne (1991) et Lucile (1993).
Que faites-vous dans la vie ?
En dehors de ma famille, je me passionne pour mon métier car j’aime les relations humaines.
Vous êtes donc un jeune candidat en pleine activité ! Pensez-vous réduire ou stopper votre profession si vous êtes élu ? Et comment envisageriez-vous de concilier les deux
?
J’ai toujours été en pleine activité. Je m’investis dans cette campagne depuis un an et demi sans que cela nuise pour autant à mon activité professionnelle et à l’équilibre de
mon entourage.
Je ne veux pas arrêter mon métier parce que, comme je vous l’ai déjà dit, il me passionne.
Depuis 1998, pour des raisons familiales, j’ai dû organiser mon activité pour me consacrer beaucoup plus à mes enfants : je me suis associé et je ne travaille que quatre jours par semaine.
Maintenant, mes enfants ont grandi et je dispose donc de temps pour me consacrer à mon village (comme d’autres confrères élus le font…)
D’autre part, un maire n’est pas un monarque et je crois profondément en l’esprit d’équipe (déjà mis en œuvre sur le plan professionnel). Je m’appuie donc et continuerai à m’appuyer sur une équipe
dynamique, responsable et efficace.
Vous êtes médecin de famille. Les qualités humaines requises pour votre profession influencent-elles le discours de l’homme public que vous êtes ?
Bien sûr ! Aristote disait : « celui qui soigne l’homme peut gouverner la cité ».
Cette démarche, dans le contexte actuel, n’est que la continuité de mon travail au cours duquel je peux appréhender les besoins et les désirs de la population.
Quant à l’homme de gestion ? Comment vous définissez-vous en tant que « chef d’entreprise », nécessaire à la bonne gestion d’une commune ?
La gestion n’est qu’une question de bon sens. N’importe quel père de famille responsable est capable d’assumer un budget. Je ne pense pas avoir mal géré ma vie jusqu’à
maintenant. D’ailleurs, la gestion ne se limite pas à un effet comptable, la gestion de l’humain que nous exerçons dans notre métier est beaucoup plus difficile que la gestion comptable.
Si j’avais été en responsabilité, jamais je n’aurais vendu le camping municipal pour financer une partie de la facture du Musée, 14 hectares de terrain à 300 mètres du front de mer représentant un
patrimoine inestimable pour la commune…
Quelles sont les valeurs et les motivations qui vous ont conduit à vous présenter aux prochaines élections municipales ?
J’ai souffert de voir que le quotidien de Sérignan n’était pas pris en compte.
J’ai souffert de constater que le superflu l’emportait sur l’essentiel. Mes valeurs sont l’écoute, le respect, et la transparence. Mon éthique est basée sur l’humanisme.
Quelles sont les principales actions que vous allez engager ?
Redynamiser notre village pour lui rendre son identité. Rénover le centre-ville. Urbaniser Sérignan de façon concertée en m’aidant des organismes et des professionnels
concernés. Cela permettra aux jeunes vivant à Sérignan de s’y implanter (ce qu’ils ne peuvent faire aujourd’hui, les coûts étant trop élevés).
Libérer les initiatives. Privilégier et valoriser notre environnement.
Gérer sereinement en toute transparence en « osant simplement »
Comment se passent ces débuts de campagne ?
Je vais à la rencontre des Sérignanais chez eux. Nombreux sont ceux qui m’accueillent favorablement d’autant plus que je suis dans une démarche de proposition constructive.
Où en est la constitution de la liste Sérignan Osons Simplement ?
Elle est terminée depuis la fin de l’année 2007. Je dois dire qu’en raison de l’engouement qui gravite autour de cette mission, j’avais plus de personnes que de places
disponibles. Ce choix-là a été le plus difficile tant la valeur des personnes que j’aurais pu encore prendre était réelle. D’ailleurs, je pense qu’ils continueront le chemin avec nous dans les
commissions extra municipales que nous mettrons en place.
Vous dites être apolitique, mais vous acceptez des personnes engagées politiquement. Pourquoi ce choix ?
Notre liste est plurielle. Elle représente les Sérignanais dans leurs diversités sociales, politiques comme confessionnelles. Nous sommes unis par des valeurs et des principes
identiques et une motivation commune :
Œuvrer ensemble pour le village. Et je serai le garant de cela.
On dit que ce sera difficile… ?
Je le pense…et c’est pour cela que j’ai besoin que toutes les énergies positives se fédèrent derrière nous car les Sérignanais souhaitent le changement.
A mon tour, j’aimerais poser quelques questions !
- Pourquoi depuis 18 ans n’a-t-on pas hiérarchisé les priorités ?
- Pourquoi choisir la division plutôt que l’union ?
• Nous ne sommes pas en accord avec les communes voisines Sauvian, Valras, Vendres, ce qui ne nous permet pas d’avoir des équipements communs.
• Nous ne sommes pas en accord avec l’agglomération et le département, ce qui nous prive par exemple de 120 000 €uros de subventions pour la Cigalière.
• Nous ne sommes pas en accord avec la région et de ce fait, nous avons perdu le lycée qui aurait pu être installé sur notre commune.
- Pourquoi avoir attendu deux mandats et demi pour réaliser une crèche qui d’ores et déjà s’avère trop petite ?
- Pourquoi ne pas avoir en trois mandats réalisé:
• Des travaux contre les inondations ?
• Des travaux pour aménager des accès décents à nos plages ?
• Des travaux pour entretenir nos structures sportives ?
• L’aménagement d’aires de jeux pour les enfants du village ?
• Des aménagements convenables des voiries ?
• La rénovation du centre du village ?
• La rénovation de la collégiale ? et l’entretien du patrimoine en général.
-Pourquoi avoir attendu trois mandats pour être à l’écoute des Sérignanais ?
A mon avis, les priorités n’ont pas été définies aux bons endroits. Vu de l’extérieur la ville est belle, c’est vrai… mais comme le reprend le bon sens populaire :
« Ce n’est pas l’écrin qui fait la valeur du bijou »